Alors, mon expérience avec la FADS a commencé en septembre, vers la période des vacances, l’année passée. J’ai été accueillie dans un hôtel, et j’ai vraiment été très bien reçue ; je me sentais en sécurité. C’était un hôtel assez discret, dans la région du Landeron. Ça m’a beaucoup aidée à me mettre en sécurité et à reprendre les choses en main, parce que j’étais vraiment désorientée avec tout ce qui se passait.

C’est vrai que la FADS m’a apporté beaucoup, que ce soit au niveau psychologique, de l’orientation, de l’aide et du soutien. C’était un instrument très important, parce qu’avec d’autres associations, il n’y avait que le côté administratif. Tandis qu’ici, il y avait un vrai suivi. Ça m’a mis en confiance et ça me permettait d’aborder mes problèmes avec une autre perception que la mienne. Je ne savais pas par où commencer. Mon état au début et mon état maintenant, ce n’est plus le même.

J’ai eu l’opportunité de reprendre mes études, d’avoir le courage de le faire en même temps que je gérais la situation chez moi. Et là encore, la FADS a joué un très grand rôle, parce que je n’avais personne à qui parler, personne en qui j’avais confiance et qui pouvait comprendre ma situation.

C’est vraiment la fondation qui m’a permis de réussir ma passerelle. Je pense que, dans l’état mental dans lequel j’étais toute l’année, toute seule, je n’aurais même pas fait la moitié du chemin, pour être sincère. Et je tiens à les remercier à nouveau, parce que c’est grâce à eux que je suis ici aujourd’hui, en première année et que j’ai gardé ma conscience, que je peux me dire : « oui, c’est faisable », même si ce que j’ai vécu a été traumatique. Il y a de l’aide, il y a des personnes bienveillantes qui veulent vraiment faire leur métier. Je ne peux qu’être reconnaissante.

Chaque fois que j’y pense ou que j’ai un moment de découragement, je me dis que j’ai tellement de soutien, tellement de gens qui sont là pour m’aider, que je ne veux pas les décevoir. Je ne veux pas laisser tomber tous les efforts investis en moi. Ça me pousse à donner encore plus. Ce n’est pas seulement mon projet. C’est le projet de toutes les personnes qui ont cru en moi et qui m’ont redonné espoir. Je ne peux que recommander cette fondation.

Au début, j’étais un peu préoccupée. Je me disais : « la FADS… encore une autre association », parce que j’avais eu des histoires compliquées avec l’administratif. Mais ça m’a vraiment surprise de manière positive, et je n’ai que du positif à dire.

Après l’hôtel, j’ai été accueillie dans un petit studio, c’était juste parfait. Il y avait tout, c’était proche de ce dont j’avais besoin, et en même temps assez discret par rapport à la ville. Je pense que les localisations pour mettre les personnes en sécurité sont vraiment top. Moi-même, je n’avais jamais remarqué ces lieux. De l’extérieur, on dirait juste des appartements. Mais une fois à l’intérieur, on voit que tout est organisé pour mettre les personnes en sécurité. On n’est pas perdus.

Dans l’état mental où j’étais, où on n’arrive pas à réfléchir correctement, où on ne sait même pas quoi faire, il n’y a pas mieux. Je ne saurais même pas quoi donner comme conseil pour améliorer, parce que tout est déjà tellement bien mis en place.

Au niveau psychologique aussi, j’ai pu reprendre pied. On a pu adresser tous les aspects : administratif, psychologique, orientation. J’ai même pu commencer une psychothérapie. Au début, j’étais hésitant, je me disais que ça prendrait du temps, mais aujourd’hui encore, je remercie pour ce suivi.

Ensuite, quand les choses se sont stabilisées, j’ai pu prendre un appartement à moi, toute seule. Même si j’avais encore des craintes et de l’insécurité, parce que je n’avais jamais vécu seule et jamais tout entrepris à 100 %, j’ai toujours eu quelqu’un qui me suivait depuis le début, pour m’orienter dans ces étapes et s’assurer que tout se passe bien. Ce suivi, vraiment… il y a tout : le départ, le déroulement, et même à la fin du processus, la personne est encore là pour vérifier que tout va bien.

Je ne me suis jamais sentie autant prise en charge de toute ma vie.

Donc j’ai vraiment que du positif à dire, et je remercie infiniment l’intervenante qui m’a suivi et tous ses collègues. Même quand elle n’était pas là, il y avait toujours quelqu’un pour assurer le suivi, donner les informations. Tout est bien transmis, bien communiqué. Je ne me suis jamais sentie perdue ou obligée de recommencer mes explications parce que la personne ne connaissait pas mon dossier. On me met à l’aise, en sécurité, pour pouvoir aborder même des sujets délicats.